La "dictée de l'Olympisme" a eu lieu le mercredi 26
mars 1997. Elle fut organisée à l'initiative du ministère
de la Jeunesse et des sports, du comité international Olympique
(CIO), du Comité National Olympique et sportif français (CNOSF),
ainsi que des ministères de la culture, de la Coopération
et du secrétariat d'état à la francophonie.
Dictée
Dans l'histoire de l'humanité, cruelle et fascinante, que fut donc
le sport : pulsion instinctive, distraction, trêve, combat ? Quoi
qu'il en soit, le voici devenu langage commun aux hommes et aux femmes
de ce temps. L'idée du rétablissement des Jeux Olympiques
parut singulière pour peu qu'on crût voir
déjà circuler des bicyclettes et défiler des cortèges
eurythmiques
à travers les portiques restaurés
d'Olympie. Une fois exhumés ses arcanes,
la ville enfin ressuscitée acquerrait-elle
ainsi le droit de connaître derechef les
fulgurations zénithales de l'antiquité
?
Au fil des siècles les prémices d'une
résurrection ne se confirmaient pas. Le vrai génie du philhellène
Pierre de Coubertin fut de mettre en place une structure viable, étayée
sur des principes lui donnant chance de pérennité. (fin
de la dictée juniors)
Cet esprit authentiquement novateur sut comprendre pourquoi, quelque
deux millénaires auparavant, Olympie " cité d'athlétisme,
d'art et de prière " éclipsa Delphes l'apollinienne,
l'Isthme dédié à Poséidon, Némée
la léonine.
L'harmonieuse complémentarité de l'art et du sport, voilà
bien l'idée olympique moderne que les membres du Comité International
Olympique se sont donné pour mission de servir
et de propager. Une reprise de volée dans la lucarne ne peut-elle
être tenue pour l'un des chefs-d'œuvre de notre époque ?
Définitions (extraites du Grand Robert électronique, version de 1994).
-
Quoi que : "Quoi" associé
avec "que" marque une concession indéterminée ; il ne faut
pas confondre "quoi que", pronom relatif indéfini, avec la conjonction
"quoique"
-
Crût : Forme au subjonctif imparfait.
"pour peu que" s'emploie avec le subjonctif et la concordance des temps
veut l'imparfait.
-
Eurythmique : Qui
a de l'harmonie. Cet adjectif vient de "Eurythmie" (du grec ruthmos, "rythme").
-
Portique : Galerie ouverte soutenue par deux
rangées de colonnes, ou par un mur et une rangée de colonnes,
qui forme l'entrée d'un bâtiment ou qui entoure une place,
une cour. Ce nom masculin s'emploie surtout pour l'architecture antique.
-
Arcanes : Ce nom masculin s'emploie souvent
au pluriel pour désigner les secrets, les choses réservées
aux initiés. Ne pas confondre avec son homonyme "arcanne" (craie
rouge dont se servent les charpentiers).
-
Acquerrait : Conditionnel présent.
-
Derechef : Une seconde
fois, encore une fois. Cet adverbe est composé de "de", "re-", et
"chef" au sens de "bout, fin".
-
Zénithales : Adjectif dérivé
de "zénith" (point culminant).
-
Prémices : Commencement,
début. Ne pas confondre avec son homonyme "prémisses" (affirmation
dont on tire une conclusion).
-
Philhellène
: Partisan de l'indépendance grecque. Par extension, Ami de la Grèce
; du grec philellen.
-
Quelque : Environ. Cet
adjectif marquant l'approximation est invariable (adverbialisé)
devant un nombre.
-
Apollinienne : Propre à Apollon, c'est-à-dire
caractérisé par l'ordre, la mesure, la sérénité,
la maîtrise de soi (opposé à dionysiaque).
-
Léonine : Qui appartient au lion. Qui
ressemble au lion, évoque le lion (par l'aspect physique, l'impression
de force, de puissance).
-
Donné : Le participe passé du
verbe pronominal "se donner" est au singulier, parce que le pronom "se"
représente une construction indirecte : "donner à quelqu'un".
(Page offerte par le Ministère
de la Culture)
Retour à la page des enfants
|